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06.05.09 16:03
Journée Mondiale de la liberté de la Presse le 3 mai 2009
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Bien chers confrères, Chers compatriotes, A l’instar d’autres pays de la planète, notre pays, la République de Guinée commémore aujourd’hui la Journée mondiale de la liberté de la presse. La Journée mondiale de la liberté de la presse a été instaurée en décembre 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Elle est la matérialisation d’une recommandation d’un séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste, organisé en 1991 à Windhoek, en Namibie. A la même occasion, fut adoptée la Déclaration de Windhoek sur la promotion de médias indépendants et pluralistes. En ce 3 mai 2009, je voudrais, au nom du Conseil National de la Communication, souhaiter une bonne fête à tous nos consœurs et confrères de par le monde qui forment cette chaîne d’information au service de l’épanouissement du genre humain.

Cette année, dans le sillage de l’Unesco, l’accent sera mis sur les médias en temps qu’acteurs hautement importants du renforcement du dialogue, de la compréhension mutuelle et de la réconciliation. En Guinée, les journalistes devront donc s’atteler à consolider l’unité nationale, rapprocher les différentes couches du pays, et fortifier les citoyens à soutenir le renouveau de  notre pays. Cet événement pour nous, arrive dans un contexte nouveau, porteur d’espoir nouveau. En effet l'avènement du Conseil National pour la Démocratie et le Développemnt (CNDD), conforte cette dynamique, même s’il nous est parfois donné de craindre que des vers entrent dans ce nouveau fruit qu’est le CNDD.

Cet anniversaire de la liberté de la presse est pour la profession un moment d’examen de conscience car, ce qu’il est convenu d’appeler quatrième pouvoir, et que nous nommerons contre-pouvoir tout simplement, n’est pas infaillible et exige même d’être veillé. C’est en cela que la régulation qui relève du Conseil National de la Communication (CNC) trouve toute son importance. C’est le moment une fois de plus de rappeler vivement aux journalistes l’exigence de responsabilité intimement liée au droit du libre exercice du métier. En conséquence, nul n’a le droit de porter atteinte à l’honneur et à la dignité d’un citoyen. Le meilleur droit de réponse paraît souvent dérisoire face à la profondeur de la blessure. L’exercice du métier de journalisme n’est sans doute pas facile. C’est pourquoi les esprits légers ne doivent pas s’y promener dans la mesure où lourde est la responsabilité d’informer le public de façon objective. Cela exige, par ailleurs, de la part des responsables du pays, de libérer l’information d’utilité publique.

Toutefois, en ce qui concerne l’état des lieux de la liberté de la presse dans notre pays, heureux sommes-nous de constater qu’à ce jour, plus de 300 titres et plus de trente radios privées sont enregistrés au Conseil National de la Communication. Notre pays peut-être fier d’annoncer qu’à ce jour, chez nous, aucun journaliste n’est emprisonné, aucun journal n’est saisi, aucune radio n’est fermée. Le CNC souhaite que ce climat apaisé se poursuive.

S’agissant des conditions de collecte, de traitement et de diffusion de l’information objective, d’importants efforts restent à fournir non seulement, au regard du pluralisme de l’information, mais encore de l’enracinement du principe du service public de l’information ! A propos du public, qui est considéré souvent comment un consommateur passif, nous avons cette fois-ci voulu lui donner la parole. Nous avons à cet effet initié un sondage pour connaître ce que le public pense des médias.

Mesdames et Messieurs, si nous invitons constamment les journalistes à veiller à bien vérifier l’exactitude d’une information avant de la publier ou de la diffuser, nous attirons l’attention de différents groupes aux intérêts divers de trouver en la presse un partenaire de partage d’informations utiles à l’attention du public au regard des lois qui régissent la profession. A propos de loi, nous débutons un atelier ce 4 mai, afin de réfléchir à une meilleure adaptation des lois à l’évolution du paysage médiatique guinéen. Mais en attendant, nous appliquerons celles qui nous régissent.

Je ne saurais terminer ce message sans saluer les efforts du CNDD et de son Président le Capitaine Moussa Dadis Camara, pour leur engagement en faveur de la promotion d’une presse libre et responsable.

Je vous remercie. Conakry, le 3 mai 2009
Document transmis par le Bureau de Presse du CNC

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